Le Bleuvet, le lac Kénogami, Chicoutimi, Québec

Ça fait si longtemps que je n’ai pas écrit un journal de voyage… Voici une nouvelle occasion de me lancer dans la mise à l’écrit d’un accès de verbiage superflu ponctué des photos de mauvaise qualité que j’ai pu prendre avec mon téléphone bas de gamme, avant que sa batterie ne soit morte. Je vais organiser ici mes pochades imaginaires pour en tirer un récit sommaire et dépourvu d’intérêt mais au moins respectueux des faits. Une sorte de chronique des événements qui ont jalonné la semaine qui vient de passer à l’histoire.

Moi et mon amie avons fait du camping pour la première fois de notre vie, au Québec, dans les régions de la Côte-Nord et du Sagenay-Lac-Saint-Jean. Avec une Toyota Corolla louée chez Communauto et un équipement de camping flambant neuf acheté chez Decathlon, nous avons parcouru plus de 1000 km et passé plus de cinq nuits à la belle étoile, entourés des bruits inquiétants des corneilles grincheuses, des lièvres fouineurs, des milliers d’oiseaux aux noms inconnus qui annonçaient la pointe du jour et des crépitements du feu des voisins qui terminaient leur soirée ou commençaient leur journée. Nous avons appris à faire un feu, à griller des guimauves, à installer rapidement une tente, à ne pas désespérer, à affronter nos craintes et nos démons, à continuer malgré tout et à se départir de nos préjugés concernant le pays que nous découvrions. Nous avons aussi passé deux nuits à Québec, chez un hôte AirBnB, pour nous reposer avant et après l’aventure au sein de la nature. Ce fut notre deuxième visite de la capitale de la province et notre troisième coup de cœur… Coup-de-cœur qui ne s’est jamais vraiment produit avec Montréal, qui nous apparaît si souvent maussade et impersonnelle, une ville où les gens ne se parlent entre eux que pour s’échanger des invectives travesties en politesses forcées. Je suppose que c’est le lot de toute mégapole, et c’est le prix à payer pour le confort et les possibilités qu’elle vous offre. C’est le revers de tout grand rassemblement hétéroclite, et c’est ce qui fait sa beauté et sa laideur tout à la fois. Dans ce sens, je ne me plains guère, mais je ne saurais rester insensible au charme suranné de la vieillie ville de Québec.

Revenons cependant à nos moutons. Prenons le taureau par les cornes. Trayons la chèvre pendant qu'elle somnole. Titillons la dinde pendant qu'elle glougloute. Battons le fer pendant qu'il est cuivre.

Voici un rapide compte-rendu photo-verbal des événements.

 Première nuit à Québec, près du Limoilou.

Sur le chemin vers Saguenay, l'endroit appelé L'Étape, où l'on trouve entre autres un merveilleux restaurant rapide: Le Coq Rôti. On s'en lèche les doigts. Nous avons essayé leur poutine et leur demi-poulet aux frites, et c'était un vrai régal. De plus, les gens sont vraiment très fins. C'était une bouffée de convivialité si appréciée!


        A Chicoutimi (j'ai enfin compris ce que c'est que ce mystérieux nom de Chicoutimi que j'entendais souvent mais que je ne trouvais pas sur la carte du Québec), nous nous sommes arrêtés dans une petite rue pour planifier la suite du trajet et j'ai aperçu cette église juste en face de nous).




Les routes qui ont suivi étaient indiciblement belles : tels des serpentins encastrés dans le vert des collines, elles ondulaient au gré des escarpements, balisées par les pancartes d'avertissement contre la présence fort probable de cerfs et d'orignaux. Nous étions presque les seuls à sillonner ces contrées en cette journée de samedi. Nous n'avons malheureusement pas pris de photos (je conduisais et mon amie était trop absorbée par les paysages pour penser à les photographier).

Nous voici au camping Le Bleuvet (officiellement, le Camping Parc National du Fjord-du-Saguenay Le Bleuvet).


Plusieurs jours de fusion avec la nature, plusieurs soirées devant le feu, des promenades dans la forêt (jusqu'à l'endroit où on pourrait prétendument observer les bélugas qui auraient l'habitude d'y passer, ce que nous n'avons pas eu la chance de vivre).

Par contre, le camping jouxte un splendide lac entouré de berges inondées de verdure, idéales pour un somme parmi le paisible bourdonnement des insectes et le doux clapotis des vagues. 





Nous sommes vite devenus des pyromanes aguerris, ce qui a profité aux brochettes et aux saucisses que nous traînions depuis Montréal et Chicoutimi.


Après plusieurs jours dans le Fjord, nous avons poursuivi nos vacances avec deux jours au bord du lac Kénogami. En fait, le secteur du lac et le camping adjacent sont compris dans l'agglomération de Saguenay. Pour s'y rendre, on passe par Jonquière.

C'était un camping plus terre-à-terre, moins orienté vers la contemplation de la nature et plus vers le bien-être bruyant des estivants. Il y a une belle plage qui permet de se baigner dans le lac, mais l'eau était encore glaciale à notre sens (pas pour les nombreux enfants et parents qui y batifolaient trempés jusqu'à la poitrine), et le vent était si fort qu'on peinait à se tenir sur place.

L'heure est venue de rebrousser chemin. De retour à Québec, nous avons pu mieux découvrir le Vieux-Québec et ses coquettes ruelles photogéniques.

Prenez le temps de lire l'inscription. J'espère qu'on n'oubliera jamais ce testament démocratique par excellence.

Un couple de jeunes mariés avait choisi le Château Frontenac pour toile de fond de leur portrait de noces.
 

L'Assemblée nationale du Québec.




Eh bien, that's it.


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