Le dur retour en France des dépités du «rêve» canadien
De nombreux Français choisissent de retourner en France après des années passées au Québec. La raison: le délai d’attente trop long avant l’obtention d’un certificat de sélection du Québec, les volte-faces politiques incessants du gouvernement québécois en la matière et le sentiments de ne pas être « privilégiés » du fait de leur expérience en sol québécois. Leur réintégration à la société française n’est guère de tout repos: le marché du travail est ralenti et leur bilant professionnel nord-américain s’avère peu valorisé par les employeurs hexagonaux. Si ce désenchantement est regrettable, c’est la réalité de milliers d’immigrés non Français et non Européens qui subissent avec une force décuplée les effets de la xénophobie et de l’instrumentalisation de l’immigration et à qui on donne rarement la parole. Cette préférence à peine voilée pour les immigrants français témoigne d’un traitement inégal et d’une hiérarchisation ethnique des personnes, une tendance préoccupante mais peu surpre...