Itinérance : « J’ai besoin de dormir… et d’un peu d’amour aussi » (Paule Vermont-Desroches, Le Nouvelliste)

Le récit d’une rencontre fortuite avec un itinérant, devant le domicile de la narratrice. Une fois, en rentrant, elle a aperçu un itinérant assis dans son jardin, entouré de ses sacs en plastique et de ses effets qu’il est forcé de traîner partout, incapable de les stocker quelque part. Il s’est excusé de s’être introduit dans sa cour, a évoqué la fatigue de ses jambes, et a promis de partir. La narratrice a décidé de l’interroger sur son parcours et lui de lui faire part de sa lassitude, du chagrin que lui cause la perte de sa blonde et de sa vie antérieure : de travailleur non qualifié à revendeur de drogue, avant de se retrouver sur le pavé. Le chien de la narratrice, un bouledogue sociable qui affectionne les caresses, a donné à l’itinérant un peu de l’amour dont il a désespérément besoin, et cela lui a visiblement fait du bien. Ensuite, la narratrice et son conjoint ont transporté l’itinérant jusqu’au refuge Le Havre, où des intervenants l’ont accueilli. Les pancartes électorales qui bordaient leur chemin de retour lui ont fait réfléchir à l’avenir des itinérants au Québec et à faire le lien entre leur sort et la politique gouvernementale en matière de logements.

Itinérance : « J’ai besoin de dormir… et d’un peu d’amour aussi » (Paule Vermont-Desroches, Le Nouvelliste)

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